Tout d’abord, nous tenons à dire que le Media & Learning 2019 a été une expérience enrichissante pour Kalyzée, nous donnant un accès direct au marché international. Cette conférence est le seul événement européen spécialisé dans le domaine du lecture capture. Voici une adaptation du rapport Media & Learning 2019 fourni à la suite de ce salon.

La conférence Media and Learning 2019, sur le thème de la vidéo dans l’enseignement supérieur, a été organisée par la Media & Learning Association et le Leuven Institute for Media and Learning (LIMEL) de l’université catholique de Louvain (KU Leuven) au STUK. Cet événement a eu lieu à Louvain, les 5 et 6 juin 2019. Au total, 283 participants de 22 pays se sont réunis pour parler de l’intégration de la vidéo dans les collèges, lycées, et universités.

Le but de la conférence Media and Learning était de mettre en lumière les derniers développements pédagogiques et techniques dans ce domaine. Ceci à travers un programme hautement interactif composé de discours inspirants, de démonstrations, de discussions, de présentations des bonnes pratiques et de mises en situation. De plus, pour mettre en avant l’utilisation du lecture capture, il y avait également une exposition sur les dernières technologies, services et outils. Une large palette de solutions que les universités, collèges et lycées peuvent ainsi adopter en vue de changer leur façon d’utiliser la vidéo.

Cette année, la conférence était sponsorisée par Mediasite, Panopto, Kaltura, UbiCast et RapidMOOC, et déployait plusieurs stands dédiés aux sponsors et professionnels, tels que WebClip2Go, Kalyzée, Matrox et Crowdbeamer. Le hall d’exposition, ouvert tout au long de la conférence, comprenait un espace de démonstration. Ce dernier a permis de présenter différents outils et services avant leur commercialisation dans le secteur de l’enseignement secondaire.

Kalyzée exposant au Media & Learning 2019

Les thèmes abordés au cours de la conférence Media & Learning ont été les suivants :

        • Vidéo 360˚, réalité augmentée et virtuelle
        • La valeur ajoutée de la captation de cours
        • Association du streaming vidéo et de l’intelligence artificielle
        • Critères de qualité pour la production indépendante de vidéos
        • Normes et pratiques d’accessibilité relatives aux vidéos éducatives
        • Promotion des innovations pédagogiques grâce à la vidéo
        • Le droit et le producteur de vidéo éducative
        • La vidéo en tant que ressource éducationnelle ouverte
        • Stimulation de l’interactivité en utilisant la vidéo comme une ressource d’apprentissage réactive
        • Création, recherche, et utilisation des micro-cours et des clips de connaissance
        • Répertoires de vidéos
        • Pratiques et expériences efficaces d’utilisation de la vidéo comme outil d’évaluation
        • Podcasts éducatifs et coûts

Après le succès de la conférence de l’année dernière, consacrée au thème de la vidéo dans l’éducation supérieure, nous avons décidé d’organiser un second événement. Au vu des commentaires qui nous avaient été adressés, nous savions que réunir des professionnels des domaines technique, pédagogique, et administratif de l’enseignement supérieur serait l’occasion rêvée de partager des idées, de discuter des défis et de souder la collaboration.

« Media & Learning 2019: Video in Higher Education » visait à mettre en lumière les derniers développements pédagogiques et techniques dans ce domaine. Pour se faire, nous nous sommes appuyé sur un programme riche en discours inspirants, démonstrations, discussions, présentations des meilleures pratiques. Mais également une exposition présentant les dernières technologies, services et outils, que les universités, lycées, et collèges peuvent adopter en vue de changer leur façon d’utiliser la vidéo. La rencontre fut aussi l’occasion de nouer des contacts et d’échanger de manière informelle.

Pour aller plus loin sur les sujets relatifs au lecture capture, vous pouvez consulter tous nos articles ici, notamment celui sur la place des cours en ligne aujourd’hui.


LE PROGRAMME

La conférence comprenait des sessions de présentation dispensées par des experts et professionnels pour partager leurs expériences, visions et savoir-faire. En outre, des projections de productions médiatiques éducatives avaient lieu dans la salle de cinéma de la conférence. C’était aussi l’occasion de développer des opportunités et des discussions ou encore de présenter différents outils et services. Au total, 75 personnes de 16 pays ont contribué au programme au cours de 28 sessions différentes.

Programme Conférence Media and Learning

Cette année, les conférenciers intervenant en séance plénière étaient :

        • Donald Clark, de Wildfire, Royaume-Uni, qui s’est exprimé sur l’amélioration de la vidéo grâce à l’IA
        • Robert M. Lipps de Sonic Foundry, États-Unis, qui s’est exprimé sur l’IA dans l’éducation supérieure
        • Andreas Hebbel-Seeger, de Macromedia University, Allemagne, qui s’est exprimé sur l’immersion
        • Emily Nordmann, de l’université de Glasgow, Royaume-Uni, qui s’est exprimé sur la captation de cours
        • Tine Baelmans de l’université catholique de Louvain, Belgique, qui s’est exprimé sur l’intégration de la vidéo sur le campus
        • Mike Wald, de l’université de Southampton, Royaume-Uni, qui s’est exprimé sur l’apprentissage accessible à tous
        • Eric Burns, de Panopto, États-Unis, qui s’est exprimé sur la vidéo multicaméra

Des activités instructives

Cinq ateliers pratiques de 90 minutes de 25 personnes chacun, sur différents thèmes (le podcasting, l’observation vidéo et la rétroaction, les outils H5P, la rétroaction formative via screencast, et la captation de cours) ont bénéficié de retours positifs.

De plus, nous avons mis en place un « feu de camp » comme cadre d’une série de discussions autour de questions pertinentes. Il s’agissait notamment de conversations sur l’impact potentiel de l’IA sur les services universitaires, sur la façon de tirer le meilleur parti de la vidéo dans les MOOC. Mais aussi sur les questions juridiques et sur la création de stratégies efficaces pour les universitaires en matière de production indépendante.

De même, le Centre for Innovation and Workplace Learning, de l’université de Dublin, Irlande, a organisé un symposium sur la réalisation de projets de recherche-action sur le lieu de travail.

Plusieurs ateliers ou visites furent organisés avant le congrès. L’équipe EDIT Challenge a organisé un atelier très apprécié d’une demi-journée, d’après leur modèle destiné aux enseignants en formation. Le thème était la création de vidéos éducatives dans le cadre d’un hackathon ou événement similaire, stimulant la coopération internationale. La visite au Leuven Institute for Media and Learning (LIMEL) a également attiré un grand nombre de participants.

Des projets à visionner

Enfin, le petit cinéma du STUK fut mis à contribution pour les projections vidéo organisées durant la conférence. Tout d’abord, ces dernières comprenaient des extraits de vidéos d’étudiants utilisées à la fois pour l’évaluation et les activités de cours. Ensuite, des exemples illustraient les possibilités d’invention et d’utilisation des vidéos académiques dans différents cadres d’apprentissage.

L’organisation annuelle des MEDEA Awards coïncidait avec la conférence Media & Learning. Les participants ont donc eu l’opportunité de visualiser d’excellents exemples d’utilisation de la vidéo dans le soutien à l’apprentissage au cours des études supérieures. Les 6 finalistes des MEDEA Awards ont eu l’opportunité de présenter leurs projets. Et de nombreux participants à la conférence se sont joints aux invités de la cérémonie de remise des prix. Celle-ci s’est tenue à la mairie de Louvain, et les lauréats y ont été annoncés par Mohamed Ridouani, le maire de la ville. Cette année, le gagnant du prix Professionally Produced Educational Media fut « Transport Systems : Global Issues and Future Innovations », proposé par l’université de Leeds, Royaume-Uni. Et le gagnant du prix MEDEA pour User-Generated Educational Media, était « The History of Life Film Project », proposé par l’université nationale d’Irlande à Galway, Irlande.

Le programme de la conférence comprenait également une exposition organisée par les étudiants en anthropologie visuelle et expérimentale de l’université catholique de Louvain. Ils ont ainsi pu monter leur installation vidéo et présenter leurs propres films anthropologiques.


LES TEMPS FORTS DE LA CONFÉRENCE

Cette année, les temps forts de la conférence comprenaient des discussions fascinantes et des ateliers interactifs, mais aussi des projections de MOOC et des études de cas en ligne. Voici un petit aperçu des sujets débattus.

Quelle importance a la vidéo dans l’enseignement ?

Tout d’abord, Sonia Hetzner et Markus Tischner, de la Friedrich-Alexander-University, Erlangen-Nürnberg, Allemagne, ont ouvert le bal. Ils ont présenté leur approche flexible et rentable pour produire une vidéo éducative qui élimine le site web en tant qu’interface, et fait de la vidéo interactive la principale interface utilisateur. Ces vidéos interactives allient animation, dessins, fonds verts pour les orateurs et motion graphics. Les exercices et devoirs sont même disponibles sans avoir à quitter la vidéo.

Emily Nordmann, de l’université de Glasgow, Royaume-Uni, a remis en question l’idée bien ancrée selon laquelle la captation de cours n’a que peu de valeur pédagogique et qu’elle est à l’origine de la baisse de présentiel des cours. Aussi, elle a montré que le taux de fréquentation est plus en rapport avec le contenu du cours qu’avec les moyens d’enregistrement de ce dernier. Bien loin de diminuer les résultats, cette démarche permet aux étudiants de créer de nouvelles formes d’apprentissage collaboratif basées sur l’enregistrement du cours.

Par ailleurs, Rebekka Schmidt, de l’université de Paderborn, Allemagne, a posé la question suivante : « La vidéo est-elle tout ce dont nous avons besoin ? » dans le contexte de la classe inversée, pour l’enseignement artistique. Elle a mentionné la remise en question des croyances des élèves quant à leurs connaissances dans ce domaine via l’apprentissage mixte (encore appelé classe inversée). La population étudiante est de plus en plus tournée vers la vidéo. Elle a donc remis en question le rôle des devoirs traditionnels sur papier.

Comment appréhender la vidéo dans ses cours ?

Jack Koumi (Royaume-Uni) a présenté un cadre complet d’identification des applications pédagogiques de la vidéo. Il a parlé des points forts et des faiblesses de ce média. Un document pratique résume les principaux contenus de ce projet.

Michel Beerens (université de technologie de Delft, Pays-Bas) a exposé le processus de production des MOOC au sein de son institution. Ils ont un total de 60 MOOC produits à ce jour. Le processus est optimisé en termes de vitesse, leur permettant de produire jusqu’à 1 000 vidéos par an. Le Delft’s Media Centre parvient à ce résultat en obtenant une vidéo de qualité dès la première prise et en éliminant la post-production.

Dominik Lukes (Saïd Business School, université d’Oxford, Royaume-Uni) a expliqué comment il voit la vidéo. Non pas comme un moyen d’apprentissage, mais plutôt comme un moyen permettant d’apprendre une fois visionnée. Les expériences de transformation d’apprentissage ont lieu durant l’activité qui suit la vidéo. Il a remarqué que différents types d’apprenants gravitaient autour de différents formats vidéo. Dans son travail, il encourage les enseignants à essayer de mettre en place une approche itérative. Ils réenregistrent d’anciennes vidéos afin de les améliorer grâce aux leçons tirées de l’utilisation du matériel vidéo.

Lana Scott (MIT, États-Unis) a partagé ses expériences de production de vidéos efficaces pour les MOOC au MITx. Cela va des bonnes pratiques apprises, à l’association de l’apprentissage actif et passif, en passant par la limitation de la longueur des vidéos. Tout ceci en introduisant la diversité, et en éliminant les idées préconçues chez les professeurs, et bien plus encore. Elle recommande de se concentrer seulement sur un sujet par vidéo. Ce qui signifie que les vidéos peuvent avoir une durée très courte. Elles peuvent durer de 30 à 60 secondes, afin de faciliter la compréhension du sujet.

Mise en pratique

Janne Länsitie (université des sciences appliquées d’Oulu, Finlande) a organisé un atelier de création de vidéos interactives à l’aide de la plateforme H5P. N’importe quelle vidéo provenant de YouTube ou hébergée par l’utilisateur peut devenir une vidéo interactive en utilisant l’environnement web en ligne. Les participants ont créé leur première vidéo interactive en utilisant la plateforme H5P et l’ont publiée en une heure.

Tine Baelmans (université catholique de Louvain) a développé l’agenda stratégique de l’institution universitaire. Il met l’accent sur l’enseignement orienté vers l’avenir et le passage au numérique. La création du KU Leuven Learning Lab, un réseau interne à l’université, est un élément crucial pour atteindre ces objectifs. Ainsi, les programmes, les facultés, les campus, les groupes et les services travaillent ensemble pour façonner un enseignement tourné vers le futur. Les enseignants connaissent différents problèmes les empêchant d’adopter la vidéo dans l’éducation. Le manque de temps, de technologie et de familiarité avec le matériel de support disponible. Dans le cadre de ce dispositif, l’université catholique de Louvain s’efforce de résoudre ces derniers.

Enfin, Mike Wald, de Synotic, s’est exprimé sur l’amélioration de l’accès à la vidéo grâce à la reconnaissance vocale, capable de fonctionner en temps réel. La reconnaissance vocale et le sous-titrage se rapprochent ou atteignent même la qualité des transcriptions humaines. La correction collaborative pourrait aussi servir à améliorer et vérifier les sous-titres. Et donc servir dans le domaine pédagogique.

La clôture

Durant la session plénière de clôture, une conclusion très intéressante a été retenue. Les possibilités quasiment illimitées de la technologie vidéo ne permettent pas de définir des lignes directrices ou des bonnes pratiques immuables. Cependant, tous les intervenants s’accordent pour dire que : « Il ne s’agit pas de la vidéo en elle-même, mais de ce que l’on en fait ».

Retrouvez la plupart de ces contenus sur le site Web de la conférence.`


LES PARTICIPANTS 

La conférence Media & Learning 2019 a attiré des gens d’horizons divers, allant des débutants aux utilisateurs expérimentés. Ayant ainsi un vécu et des connaissances de la vidéo dans l’enseignement supérieur très variés. Il s’agissait d’experts en technologies de l’enseignement, de directeurs de départements média d’université, d’universitaires, de chercheurs. De développeurs et de fournisseurs de service, d’experts en innovation et d’une foule de spécialistes venus de différents horizons universitaires.

Les participants venaient de 22 pays différents, tels qu’indiqués ci-dessous :

Allemagne
Australie
Autriche
Belgique
Canada
Croatie
Égypte
Espagne
États-Unis
Finlande
France
Hong Kong
Irlande
Italie
Norvège
Pays-Bas
Pologne
Royaume-Uni
Singapour
Slovénie
Suède
Suisse

Évaluation des participants

Les participants à la conférence Media & Learning se sont vu demander leurs commentaires a posteriori. Les réponses obtenues ont été très positives, si l’on considère que plus d’un tiers d’entre eux ont répondu. Interrogés sur la qualité du programme, 88 % ont répondu qu’il était excellent ou très bon. Ensuite, lorsqu’on leur a demandé d’évaluer dans quelle mesure ils ont obtenu de nouvelles informations et découvert de nouvelles pratiques, 74 % ont donné une excellente ou une très bonne note.

De plus, lorsqu’ils ont été invités à évaluer les opportunités de travailler en réseau durant la conférence, 92 % ont répondu qu’elles avaient été excellentes ou très bonnes. Toutes ces statistiques représentent une amélioration comparée à 2018.

Media and Learning association AGM

Créée en 2012, la Media & Learning Association a organisé sa sixième Assemblée générale annuelle durant la conférence. Étaient présents les membres de l’association, qui ont voté l’adoption du statut et du budget de l’association pour 2018-2019. Le plan d’action pour 2019 a également été présenté et accepté. Ce plan s’articule autour de 4 grands axes : la promotion des services aux membres, l’augmentation du nombre de membres, la création d’opportunités de collaboration, et la garantie de viabilité de l’association.

Le deuxième jour de la conférence Media and Learning, une discussion à huis clos a eu lieu.  Les membres de l’association ont pu parler de collaborations futures et de projets trans-frontaliers.

Les organisateurs de Media & Learning 2019 tiennent à remercier sincèrement leurs sponsors et exposants pour leur aide et leur soutien. Sans eux la conférence n’aurait, tout simplement, pas pu voir le jour.

Kalyzée sera présente au Media & Learning 2020 les 12 et 13 octobre à Leuven afin de présenter ses dernières nouveautés !